La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson
Lentement évolutive, cette affection neurodégénérative se caractérise par la disparition progressive des cellules produisant la dopamine.
Touche principalement des personnes de plus de 60 ans, la maladie de Parkinson est d’origine méconnue. Il existe des formes génétiques qui se manifestent plus tôt, mais qui sont rares (5%). Le rôle de certains facteurs environnementaux (exposition aux pesticides, herbicides) est reconnu chez les agriculteurs. En France, 1% des plus de 65 ans sont concernés, soit entre 100 000 et 120 000 personnes, un peu plus d’hommes que de femmes.

UN DEBUT INSIDIEUX

Cette affection touche une zone du cerveau (la substance noire) où se trouve une certaine catégorie de neurones fabriquant de la dopamine, un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements du corps. Les neurones dopaminergiques disparaissant progressivement en cas de maladie de Parkinson, son installation est insidieuse, et les premiers symptômes n’apparaissent que plusieurs années après son début.
 
LES SYMPTOMES MOTEURS

Le diagnostic est fait en présence de deux au moins des trois symptômes suivants :
– une lenteur et une difficulté d’initiation du mouvement qui interfèrent avec toutes les activités de la vie courante, y compris la marche ;
– un tremblement au repos de la main ou du pied, unilatéral ;
– une rigidité musculaire excessive.
Lorsque la maladie est avancée, d’autres signes peuvent apparaître : chutes, difficulté à la marche, perte de l’équilibre, état dépressif, dérèglement de l’écriture, troubles digestifs ou urinaires...

UNE PRISE EN CHARGE COMPLEXE

Les traitements médicamenteux, chirurgicaux parfois s’associent à la rééducation.
• Les médicaments permettent d’apporter de la dopamine (L-dopa, précurseur de la dopamine) ou d’empêcher sa dégradation. Ils sont efficaces pendant cinq à dix ans, puis des complications surviennent. Des phases d’échappement au traitement, imprévisibles au cours de la journée (phases on/off), peuvent alors survenir.  
• Le traitement chirurgical (neurostimulation) n’est indiqué que dans certains cas, plus graves.
• La kinésithérapie entretient les muscles et les articulations pour améliorer la marche et l’équilibre.
Une rééducation orthophonique est parfois nécessaire pour prévenir ou corriger les troubles de la déglutition ou les difficultés à parler.
L’ergothérapie facilite les activités de la vie quotidienne avec des aménagements utiles au logement.

BON A SAVOIR

Les dyskinésies sont des mouvements anormaux et involontaires qui gênent le malade. Elles apparaissent après plusieurs années de traitement par L-Dopa et peuvent être très invalidantes. Elles sont dues aux fluctuations des concentrations sanguines de médicament.

COMMENT PRÉSERVER L’AUTONOMIE

• Prendre les médicaments à heure fixe.
• Choisir des vêtements amples, faciles à enfiler.
• Pour prévenir les chutes, utiliser les bras comme balanciers, lever le plus possible les pieds, poser le talon en premier. Porter des chaussures antidérapantes, souples et tenant bien le pied.
• Pratiquer régulièrement une activité physique (marche, vélo, natation) et une discipline de relaxation (yoga, chant…).
• Trouver du soutien auprès de l’association France Parkinson : www.franceparkinson.fr


Christine FALLET


Bien-Être & Santé
Décembre-Janvier 2017