Pharmacie de la pyramide
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Le chocolat dans tous ses états

Aliment de plaisir, le chocolat est souvent entaché de péché. De nombreuses idées reçues ont donc vu le jour à son propos, surtout concernant ses effets sur la santé. Mais depuis 30 ans, la « science » du chocolat offre une vision résolument nouvelle d’une douceur désormais un peu moins… coupable !

Les Français aiment-ils le chocolat ? D’après l’enquête du Centre de Recherches pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie, le CREDOC, il ferait l’unanimité auprès de 81% de la population qui l’associe incontestablement au plaisir. Mais le plaisir dans l’hexagone, se savoure et demeure raisonnable.

En dehors des moments festifs comme Noël et Pâques, les quantités moyennes consommées sont de 10 grammes par jour chez les enfants et 3,8 grammes chez les adultes. A titre de comparaison, les Belges et les Suisses en consomment près de 10 kg par an par habitant, soit environ 25 gammes par jour ! Difficile donc, en France, de faire du chocolat un des boucs émissaires de l’épidémie d’obésité.

Premièrement, l’enquête révèle que les enfants qui ne consomment pas de chocolat ont un indice de masse corporelle plus élevé que ceux qui en consomment ! Chez les adultes, le niveau de consommation de chocolat n’a pas d’influence sur le poids.

Deuxièmement, les personnes en surpoids ne mangent pas plus de chocolat que les personnes de poids normal. Et troisièmement, on attribue au chocolat seulement 3% à 6% des apports quotidiens en énergie… Autre constat étonnant : malgré sa richesse en acides gras saturés, le chocolat n’augmente pas le taux de cholestérol. Ce paradoxe est lié à la nature particulière de ses graisses, et à leur digestion par l’organisme.

Les lipides du beurre de cacao présents dans le chocolat augmentent en réalité le « bon » cholestérol et diminuent le « mauvais ». Le chocolat fait aussi partie des aliments les plus riches en polyphénols, de puissants antioxydants. Or, de nombreuses études ont récemment démontré que les polyphénols du cacao agissent favorablement sur la dynamique du sang et la santé des artères.

L’aliment du bonheur

Et cela, avec une consommation modeste de chocolat. Dans un autre registre, cet aliment est tout-à-fait autorisé chez le diabétique, en quantités modérées certes et seulement si le diabète est bien contrôlé. C’est une autre surprise du chocolat. Il fait peu monter le taux de sucre dans le sang, et il contribuerait à réduire la résistance à l’insuline qui est l’un des principaux facteurs du diabète de type II.

Autre question d’importance : le chocolat est-il vraiment l’aliment consolateur par excellence ? Certes, il contient un certain nombre de molécules relaxantes ou stimulantes. Mais celles-ci sont présentes en trop faibles concentrations et la consommation de chocolat est insuffisante en France pour espérer des effets psychotropes.

Et si le bon goût expliquait tout ? Le chocolat, dégusté avec plaisir et sans culpabilité, nous fait du bien. Il flatte nos papilles. Un sentiment agréable qui s’accompagne de la production d’endorphines dans le corps. Ces « morphines internes » sont source d’euphorie et de bien-être. Ainsi une faible consommation de chocolat peut-elle suffire à nous combler. Il est peut-être l’aliment du bonheur ! Il n’y a donc aucune raison de bouder une petite envie de chocolat !

Halte aux préjugés ! Colportés de génération en génération, les a priori sur le chocolat ne reposent sur aucun fondement scientifique. En voici un petit florilège :

  • Le chocolat est-il indigeste ? Non, c’est faux. Hormis chez les personnes souffrant de dyspepsie ou après un repas trop copieux, le chocolat est digéré aisément ;
  • Est-ce qu’il constipe ? Pas davantage ! Bien au contraire, les polyphénols et les fibres qu’il contient favoriseraient le transit intestinal ;
  • Est-ce qu’il provoque des caries ? Voilà qui appelle une réponse nuancée. Plusieurs paramètres alimentaires et individuels entrent en ligne de compte dans l’érosion dentaire. Mais le plus crucial est le manque d’hygiène bucco-dentaire. Les aliments sucrés comme le chocolat donnent donc des caries si l’on en consomme beaucoup, sans brossage régulier des dents ;
  • Enfin le chocolat est-il aphrodisiaque ? Euh… il rend certainement heureux, mais il ne possède pas cette vertu…


UNE RECETTE "EXPRESSE" POUR UNE MOUSSE AU CHOCOLAT

De nombreuses variantes de recettes circulent sur la mousse au chocolat. Les plus simples sont cependant les meilleures et les plus légères…

Ingrédients pour 4 personnes : 4 bâtons de chocolat fondant de 25 g, 4 œufs, Sucre glace (pour la décoration).

Faites fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-ondes (en surveillant bien la cuisson). Ajoutez les jaunes d’œufs et mélangez délicatement. Battez les blancs en neige jusqu’à ce qu’ils soient bien fermes, sans liquide.

Incorporez-les délicatement avec une spatule en mélamine dans le mélange jaune d’œufs-chocolat, en soulevant et non en tournant la pâte. Versez dans des ramequins, et saupoudrez de sucre glace après refroidissement. Vous pouvez aussi réaliser cette recette « aérée » avec du chocolat au lait.


Destination santé
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Page mise à jour le 26/02/2020