Pharmacie de la pyramide
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Voyage sur un nuage de… lait !

Sources de calcium, de vitamine D, aliments fonctionnels… les produits laitiers offrent autant de visages que de bienfaits. Petit périple dans notre dossier « voie lactée », où le lait est dans tous ses états…

L’attrait nutritionnel du lait ne se résume pas au calcium. S’il contribue activement à consolider le squelette, c’est aussi parce qu’il contient, dans sa forme non écrémée, de la vitamine D. En favorisant l’assimilation intestinale du calcium et sa fixation dans l’os, elle aide à renforcer le squelette.

L’association calcium-protéines est un autre des piliers de la protection osseuse conférée par les laitages. Les protéines du lait participent en effet à la croissance de l’os, et entretiennent la densité minérale osseuse. Autre atout du lait et ses dérivés : des biopeptides, fragments de protéines actuellement très étudiés dans la lutte contre l’hypertension artérielle et la dépression.

Ajoutons à ce profil nutritionnel flatteur un soupçon de vitamines (A et B2 notamment), un zeste de magnésium, une pincée de lactose, une cuillérée d’acides gras et des… ingrédients mystérieux qui restent à découvrir ! Enfin, n’oublions pas les bénéfices offerts par les ferments des yaourts et des probiotiques, dont les vertus sont aujourd’hui largement établies. D’où l’importance d’attribuer une place de choix - sans excès- aux produits laitiers. Et cela tout au long de la vie.

Quand ils sont dits « allégés », ces produits n’ont en aucun cas la vocation de faire office de « produits de régime ». Ils répondent à une attente de plaisir, qui s’inscrit dans des recommandations nutritionnelles visant à limiter les apports en matières grasses et/ou en sucres.

La démarche de « l’allégé » est intéressante en fait, car elle permet de réduire les apports caloriques tout en se faisant plaisir. Toutefois, tous les allégés ne se valent pas ! Vous trouverez ainsi des produits aux qualités nutritionnelles très différentes.

Comparez les étiquettes !

Si vous souhaitez savoir ce que vous mangez, apprenez à décoder l’étiquette. C’est indispensable. S’il y a trop d’informations, fixez vous quelques repères. Commencez par l’étiquetage nutritionnel : c’est lui qui vous informe sur la composition du produit en énergie et en nutriments. Prenez en compte l’apport calorique pour 100 g, mais aussi à la portion. C’est ce qui reflète le mieux ce que vous allez réellement consommer. Comparez les apports en protéines et en lipides : si le second est plus élevé que le premier, il y a des chances que le produit soit relativement gras.

Référez-vous enfin à la liste des ingrédients, sachant que tous doivent être répertoriés en commençant par les plus importants en quantité. Quant aux allégations santé (allégé en matières grasses, sans sucres joutés, riche en fibres, participe à renforcer les défenses naturelles de l’organisme, contribue à l’équilibre de la flore intestinale et aide à réguler le transit …) elles sont aujourd’hui régies par une directive européenne qui vous garantit le sérieux des recherches et des preuves scientifiques, ainsi qu’une totale transparence sur les quantités des ingrédients ou nutriments.

Que faut-il penser des produits enrichis en stérols végétaux ? En fait, plus de 60 études scientifiques ont démontré que les stérols végétaux aident à réduire le taux de cholestérol sanguin. Ces composés d’origine végétale sont naturellement présents dans les graines oléagineuses, les céréales, les fruits et légumes… et certains produits laitiers enrichis. Mais là encore, tous ces produits ne se valent pas. Tous ne sont pas soutenus par des dossiers scientifiques solides garantissant un seuil minimal de stérols, gage de l’efficacité du produit.

Alors dans le cadre d’un régime alimentaire adapté, riche en fruits et légumes, et d’une démarche médicale appropriée, les laitages enrichis en stérols végétaux réduisent effectivement l’excès de cholestérol de manière significative. Cet effet permet par exemple, de renforcer celui d’un médicament hypocholestérolémiant.

Comment ça marche ? Une fois consommés en quantités suffisantes, les stérols végétaux limitent l’absorption du cholestérol au niveau de l’intestin. Et ils favorisent son élimination. Résultat : la quantité de cholestérol présente dans le sang diminue.

 Une souche de ferment, oui, mais laquelle ?

Comment choisir entre yaourts et probiotiques ? Le yaourt est, par définition, un lait fermenté par deux bactéries exclusivement (le Lactobacillus bulgaricus et le Streptococcus thermophilus). Celles-ci lui confèrent saveur et texture, ainsi qu’une grande digestibilité. Notamment pour les personnes intolérantes au lactose, le sucre du lait.

La dénomination yaourt fait donc toujours obligatoirement référence à ce type de produit, qu’il se boive ou se mange. Les seules différences résident dans les saveurs, les teneurs en sucres, l’allègement… Encore une fois, lisez bien les étiquettes !

Les probiotiques quant à eux, sont composés de bonnes bactéries. Des organismes vivants microscopiques (souvent une bactérie ou un ferment) qui ont des effets positifs sur la santé de l’hôte. Arrivées vivantes - et en grandes quantités- dans notre organisme ces bactéries exercent une action bénéfique reconnue sur notre intestin. Les probiotiques contiennent généralement une ou plusieurs souches de bonnes bactéries (qui peuvent être les deux ferments du yaourt), chacune avec un rôle bien spécifique. Ainsi, certaines souches probiotiques vont-elles renforcer nos défenses naturelles et nous aider à être plus résistants. D’autres contribueront à réguler le transit intestinal. Elles soulageront par exemple, une constipation. C’est bon à savoir au moment de vos achats ! Faites le bon choix !

Enfin, difficile de parler des produits laitiers sans aborder leur dimension. Riche de saveurs, d’odeurs, voire de couleurs ils font indéniablement partie des délices de la vie et de la table. Mais pour en décupler le plaisir, sans culpabilité, il faut savoir les apprécier à leur juste valeur.

Un repas « riche » mérite sans doute de se conclure par un dessert lacté. De même, prendre un yaourt allégé aux fruits après le dîner, c’est limiter les apports en sucres de la journée… Ce sont les petits plaisirs qui font les grands équilibres !

Le magazine santé

Page mise à jour le 26/02/2020